reportage sur la marche des paysans sans terre indiens, de Gwalior à New Delhi, en octobre 2007
Dans moins de deux semaines, 25 000 personnes commenceront leur marche à Gwalior. Gwalior où il faisait 37° aujourd’hui. Une température pas tout à fait idéale pour marcher, surtout quand on sait qu’il fait encore entre 28 et 32° la nuit.
En Inde, la météo est loin d’avoir un impact anecdotique sur la vie quotidienne et l’économie. A titre d’exemple, la mousson de 2004 a été très mauvaise. Conséquence : la croissance de l’économie en 2004-2005 n’a été “que” de 6,9%, contre 8,5% l’année précédente. Eh oui, l’agriculture indienne contribue à plus de 20% du PIB et l’irrigation n’est pas assez développée pour lever les dépendances à l’égard des eaux du ciel.
Dans ce pays où les deux tiers de la population active sont employés parl’agriculture, le réchauffement climatique pourrait avoir des conséquences énormes. Une hausse des températures moyennes de 2° pourrait ainsi faire baisser de 20% la production de riz (plante la plus cultivée en Inde).