reportage sur la marche des paysans sans terre indiens, de Gwalior à New Delhi, en octobre 2007
Le 3 octobre, deuxième jour de Janadesh, la marche devait couvrir treize kilometres. En plus de la fatigue de la marche, du soleil et des sacs a porter sur la tête (contenant une feuille de plastique sur laquelle dormir le soir, souvent une bouteille d’eau et les assiettes en métal de la famille), les femmes originaires des Etats du Bihar et du Jarkhand devaient jeûner pendant toute la journee, pour des raisons religieuses.
Cette fête hindoue de Jaytia était pour elles l’occasion de protéger par le jeûne leurs époux et enfants. Le soir, quand la lune s’est reflétée dans un baquet d’eau, elles ont été autorisées à manger. La quasi totalité des 25 000 marcheurs sont hindous, comme 82% de la population indienne, mais ils pratiquent souvent des formes d’hindouisme particulières, mêlées de traditions tribales et d’animisme.