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reportage sur la marche des paysans sans terre indiens, de Gwalior à New Delhi, en octobre 2007

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“Allo, Gandhian activist speaking”

Dire que l’Inde est une terre de contrastes semble être un cliché sans nom. Pourtant, que dire d’autre quand les galettes de bouse de vaches séchées cohabitent avec les téléphones portables, les chameaux attelés et les carioles à cheval avec les quatre-quatre les plus modernes ?

Sur le bord de la route, nous voyons souvent des femmes mettre à sécher des disques de bouse de vaches  qu’elles utiliseront pour alimenter le feu. Sur le bord des mêmes routes, mais en zones un peu plus urbanisées, les hommes s’arrêtent pour voir passer le cortège de Janadesh et prennent des photos ou filment avec leurs téléphones portables dernier cri.


Aujourd’hui, 157 millions d’Indiens possèdent un téléphone portable. Chaque mois, en moyenne 5,5 millions de personnes s’abonnent à des services de téléphonie mobile. En revanche, le taux de pénétration du téléphone fixe dans les campagnes n’est que de 4 a 6%.

Bien sûr, les activistes de la non-violence vivent aussi à l’ère des télécommunications. Le temps où Gandhi écrivait de longues lettres quasi-quotidiennes à ses plus fidèles soutiens et amis est révolu. Une organisation bien structurée comme Ekta Parishad a grand besoin des téléphones portables. Chaque groupe de 1000 marcheurs compte plusieurs “cadres” équipés de portables. Rajagopal, le leader, reçoit aussi de nombreux appels, entre deux cérémonies orchestrées par les notables locaux, où des lourds colliers de fleurs lui sont passés autour du cou.

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